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CESAR Baldaccini

CESAR Baldaccini va suivre de 1935 à 1939 les cours de l’École supérieure des beaux-arts de Marseille ; en 1937, il obtient trois prix, en gravure, en dessin et en architecture3.  Admis, en 1943, à l’École nationale supérieure des beaux-arts à Paris  . En 1945, il retourne à Marseille pour épouser Maria Astruc, avec qui il monte un commerce. Il revient en 1946 à Paris où il occupe un atelier dans un ancien bordel 21 rue de l’Échaudé. Il y rencontrera Émilenne Deschamps, qui deviendra par la suite une de ses égéries.

Devant l’impossibilité pour lui de travailler la pierre, en raison de son coût, il se tourne vers d’autres matériaux3. Dès 1947, il travaille le plâtre et le fer. En 1949, il est initié à la soudure à l’arc dans une menuiserie industrielle de Trans-en-Provence et utilise le plomb en feuilles repoussées et des fils de fer soudés. En 1951, il visite Pompéi et reste marqué par les moulages des corps des habitants pris dans la lave3. En 1952, il utilise des matériaux de récupération peu coûteux et réalise ses premières sculptures en ferrailles soudées : ses moyens sont alors toujours modestes. Ainsi, par manque d’argent et pour s’offrir du marbre, César va récupérer dans les décharges de ferraille les matériaux de ses premières sculptures : des tubes, des boulons, des vis, qui deviennent des insectes ou se retrouvent dans les courbes puissantes de la Vénus de Villetaneuse (1962).

 

En 1961,  CESAR Baldaccini rejoint le groupe des Nouveaux réalistes, mouvement fondé par le critique d’art Pierre Restany8, comprenant notamment ArmanJean TinguelyNiki de Saint Phalle et Gérard Deschamps.

Lorsqu’il peut s’offrir en 1957 un atelier, rue Campagne-Première à Paris, il épouse Rosine Groult-Baldaccini

En 1968, il créera à la Manufacture nationale de Sèvres un Cendrier en porcelaine édité en 50 exemplaires. Réalisé en porcelaine à couverte nacrée semi-mat, il représente un moule en plâtre utilisé pour la production des pièces, et a été produit à partir d’un modèle original en aluminium.

En 1971, lors d’une première au Lido, il trouve plus médiatique que lui : Salvador Dalí, le maître de l’extravagance.

Les Compressions

CESAR Baldaccini assemble des tôles déformées en 1958 (Tiroir bleu). À cette occasion, il découvre chez un ferrailleur où il a l’habitude de se fournir en ferrailles pour réaliser ses sculptures soudées, une presse américaine qui compresse les carcasses de voitures pour en faciliter la manutention12. La même année, il commence par aplatir une (Dauphine). À partir de fin 1959, César centre son travail sur la technique de la « compression dirigée », qui devient sa marque de fabrique : à l’aide d’une presse hydraulique, il compresse divers objets sous forme de parallélépipèdes, d’abord de petit format avec des rubans de cuivre et des tôles, puis des voitures entières. Au Salon de Mai de 1960, il expose « Trois tonnes », une œuvre constituée de trois voitures compressées, qui fait scandale. Il doit cependant attendre que la galerie Mathias Fels présente ces œuvres transgressives en 1969 pour qu’elles soient reconnues par le monde de l’art13. En 1961, la vicomtesse de Noailles, mécène qui lui offre sa première voiture (une Zil soviétique toute neuve, la seule à Paris), a la surprise de voir César la lui renvoyer compressée, ayant perdu 90 % de son volume14. D’autres automobiles vont aussi subir le même sort. Cet acte d’appropriation se veut un défi à la société de consommation et le rapproche des Nouveaux réalistes, dont il fait partie aux côtés de son ami Arman et auquel son nom est souvent associé.

En 1986, il présente à la Fondation Cartier des compressions monumentales de Peugeot 205 Turbo 16 de Jean Todt, accidentées dans des rallyes automobiles (Les Championnes). À la Biennale de Venise, il expose une montagne de compressions, œuvre monumentale intitulée 520 tonnes. En 1998, sa Suite milanaise est réalisée avec une série de voitures Fiat neuves qui, une fois compressées, sont passées dans les chambres à peinture de l’usine Fiat de Turin, aux couleurs de la gamme de l’année. Il compresse aussi toutes sortes de matériaux : tissus, papiers, et même bijoux en or que les femmes du monde lui apportent et qu’il rend compressés en cube à porter autour du cou.

Les Expansions

En inversant l’esprit des compressions, CESAR Baldaccini présente au Salon de Mai en 1967 La grande expansion orange, réalisée en polyuréthane. À partir de 1969, il met au point une méthode permettant d’assurer une meilleure conservation de ses Expansions. Celles-ci exploitent les possibilités de ce matériau en coulées lisses et dures ; l’intervention du créateur se fait soit sur la rigidité, l’épaisseur, la coloration, soit sur les coulées (superposition ou juxtaposition) soit sur la masse figée (travail de finition sous forme de nappage, de ponçage, de laquage). Il commence à travailler le cristal en fusion ou la fonte de fer et enrobe des objets dans du plastique transparent en 1971. Dans les années 1970, il accède à une reconnaissance internationale. Désormais universellement connu, il devient un des artistes français de tout premier plan et bénéficie de très nombreuses expositions. Son œuvre Conserve expansion – Martial Raysse, 1970-1972, est conservée au Museo Cantonale d’Arte de Lugano15.

Les Empreintes humaines

Deux facteurs vont l’amener à se pencher sur cette problématique : tout d’abord l’invitation à participer à une exposition de groupe consacrée à La Main, de Rodin à Picasso et sa découverte de l’agrandissement pantographique.

En 1965, il présente son célèbre Pouce agrandi (1,85 mètre de haut). C’est l’empreinte de son propre pouce16. À l’occasion des Jeux olympiques de Séoul (1988), il crée un Pouce en bronze de 6 mètres de haut. Cette œuvre a été la plus médiatisée et reproduite.

 

Les Fers et les animaux imaginaires

César commence dès 1949 à s’approprier la technique de la soudure à l’arc et créera plus de 300 constructions jusqu’en 1966.

En 1983, il entreprend la réalisation de son Centaure en « hommage à Pablo Picasso », sculpture de 4,70 mètres de haut, achevée en 1985. La sculpture est installée au carrefour de la Croix-Rouge à Paris.

Toujours en 1983, César réalise son Hommage à Eiffel et Le Flying French man, pour la ville de Hong Kong.

Il est également le créateur du trophée César du cinéma qu’il créa en 1976, récompense attribuée par les professionnels du cinéma français, pour laquelle il réalise une compression en bronze.

 

De son vivant, malgré sa célébrité, il reste néanmoins snobé par le milieu de l’art3 et n’est exposé que vingt ans après sa mort par le centre Pompidou, qui reconnaît dès lors son « apport majeur à l’histoire de la sculpture »

Source Wikipédia