L8Zon

«  Je est un autre »

« Toutes les formes d’amour, de souffrance, de folie ; il cherche en lui-même, il épuise tous les poisons pour n’en garder que les quintessences.. » (Lettre à Paul Demeny, 15 mai 1871).

Comment un poète de 17 ans accroche-t-il en quelques mots depuis ses Ardennes natales le slogan fondateur de toutes les contre cultures qui se développeront au cours du 20ème siècle. Quels liens avec les tags de Keith Aring, la fiévreuse et fulgurante œuvre de Basquiat, les œuvres sociétales du 21 siècle d’un Banksy, d’un JR ou d’un Invader ?

La Beat Generation se réclamera de ces fulgurances, de ses errances puis de Patti Smith, Dylan, Morrison jusqu’à H.F. Thiéfaine chez nous, toutes les musiques du rock au rap consacreront la modernité d’Arthur Rimbaud ou en feront comme Ernest-Pignon-Ernest le sujet d’un Art éphémère.

Dans ce continuum, l’artiste Ardennais L8Zon apparait comme le lien indéfectible au croisement de toutes ces cultures urbaines. Baigné de musique Rock, sensible au courant punk, il cherchera très tôt la synthèse entre les mots, les sons, les notes et les vers et comme Rimbaud dans son poème « Les effarés »,  particulièrement sensible aux injustices ou aux dérives de la société.

Quel sera le médium ? A l’image du précurseur  « Blek le rat » c’est le pochoir et la bombe qui  remplaceront les pinceaux pour nous proposer une œuvre à la fois conceptuelle et sociétale.

Car l’œuvre de L8Zon porte en elle à la fois l’amour, la révolte et la quête de liberté ; amour de son prochain pour nous proposer ses nécessaires messages de solidarité, d’altruisme mais aussi révolte, vent debout devant les injustices, les dérives de nos sociétés contemporaines, la destruction de notre environnement.

Son Rimbaud masqué, génialement inspiré de la représentation iconique de Carjat a fait le tour du monde, cette image qui mêle angoisse existentielle liée à la crise sanitaire et sentiment de révolte porte en elle le message universel de toutes nos ambivalences ! Masque indispensable pour nous protéger mais qui  nous isole en détruisant le lien social et l’échange.

L’ambivalence est toujours à l’origine de la création artistique, la terminologie qui permet à la bombe d’être à la fois une arme de mort et le médium éjaculatoire qui diffuse plaisir et transcendance. Chez L8zon, la couleur est une arme ; jaillissante, explosive, brute ! Elle se fait quelquefois monochrome ou s’accompagne d’un message, simple jeu de mots, ponctuation ou invitation à la réflexion.

L’art revêt chez l’artiste sa fonction essentielle, délivrer un message d’espoir, d’amour et de liberté mais il s’inscrit également dans les grands débats de la société et invite le spectateur à une réflexion sur lui-même, sur les interactions sociales et la condition de chaque humain.

Transgression des sujets mais aussi des supports, l’art de L8zon s’exprime sur tous les matériaux du quotidien, l’art se désinstitutionalise et se recycle : bois de palette, baskets, attestations Covid ! L’art doit être partout comme l’étaient les hiéroglyphes : une nouvelle syntaxe, une stylistique, une rhétorique de l’image qui nous rappelle comme le faisait Nietzche (1844-1900) :

                              « Nous avons l’art pour ne pas périr de la vérité »

 L8zon est un artiste autodidacte qui vit et travaille dans les Ardennes Françaises. Son œuvre figure dans de nombreuses collections privées dans le monde entier. Il est considéré à juste titre comme une des valeurs émergentes de l’Art Urbain en France.

L8Zon
Un Street Artiste au pays de Rimbaud

Œuvres de
l’artiste

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